Strips humoristiques, critiques en tout genre et quotidien incroyablement ordinaire.
Quoi de beau à la télé ?
Plutôt que de refaire des fiches cette fois, voici un petit résumé rapide des choses à voir (ou pas) sur nos beaux écrans.
Après tout, c'est pas avec ce que le cable nous offre qu'on peut se faire une petite soirée ciné sympa... vive la Video On Demand !
- Max et les Maximonstres (Where the wild things are)
Très surpris par ce film. Tiré d'une série de livres pour enfants, l'adaptation est en total décalage et livre un film noir sur l'enfance et ses dérèglements. Si on peut sourire face aux monstres costumés (dont la démarche rappelle parfois les TeleTubbies), on ne peut s'empêcher de trembler devant certaines scènes ou situations malsaines. Max est un gamin perturbé, qui à la suite d'une dispute avec sa mère, s'enfuit et se retrouve sur une île peuplée de monstres, dont il devient le roi. Sous ses dehors de conte pour enfants, Max et les Maximonstres nous propose un voyage dans le subconscient de Max, le confrontant à ses peurs, ses colères, sa jalousie et tous les sentiments difficiles à gérer à son âge. Impossible cependant de le conseiller aux jeunes enfants, qui feront des cauchemars après certains passages, et risquent de s'ennuyer ferme sur le reste, car le film est trop complexe pour eux et ne propose pas réellement de divertissement. Au lieu d'un film pour enfant, on nous sert un film sur l'enfance, parfois attendrissant, parfois drôle et parfois effrayant. Un excellent film, qui aurait dû conserver son titre original (Where the wild things are) bien plus évocateur...
- Daybreakers
Un film de vampires ! Dehors les romances, les vampires végétariens, les corps luisants et les yeux de braise ! Dans Daybreakers, on retrouve enfin des vampires assoifés de sang, cruels et terrifiants. Le monde a bien changé, en ce futur proche. Les vampires sont maintenant la race dominante sur terre et peuplent villes et campagnes la nuit, vaquant à leurs occupations nocturnes et leur travail. Les humains sont enfermés dans une énorme usine qui draine leur sang, afin d'abreuver la population, et le peu d'humanité restante libre se terre de terreur. Mais quand la population vampirique dépasse de loin les êtres humains, il vient à manquer de sang... la pénurie a des effets plus que désastreux : affamés, les vampires deviennent violents, incontrôlables et mutent en des créatures féroces qui menacent humains comme vampires. A la recherche d'un substitut, un chercheur vampire découvre qu'il y aurait peut-être mieux : une cure.
Daybreakers n'est pas un film d'horreur mais d'action. Passionnant de bout en bout, les vampires sont fascinants, comme William Dafoe en ex-vampire ou Sam Neil en grand patron glacial. Le film n'est aps très sanglant, excepté dans son final qui livre des litres d'hémoglobine, surtout quand les vampires ne se transforment pas en cendre une fois morts, mais explosent comme des grenades. Une bonne surprise.
- House Saison 6
On retrouve Greg House là où on l'avait laissé à la fin de la saison 5 : interné. Durant deux épisodes, on assiste à sa renaissance, et c'est assez étrange. Notre bon docteur s'ouvre aux autres, n'est plus dépendant de la Vicodine et fait de réels efforts pour aider ses amis. Un House bisounours ? Mais non ! Si il a passé 5 saisons à détruire tout ce qu'il touchait (hormis des patients), sa nouvelle nature va-t-elle l'aider à arranger le désastre ? Rien n'est moins sûr... La série commençait à s'enliser, et ce renouveau, même si il est risqué, apporte un peu de fraîcheur, même si on regrette qu'il soit moins acide qu'avant.
- V(isitors)
Ah V... série mythique des années 80, où des envahisseurs lézards occupaient la planète sous leurs faux airs amicaux. V version 2009 reprend le même principe mais plus adapté à notre époque. Exit le charismatique Donovan, bonjour à un quatuor de choc ! Entre une agent du FBI, un prêtre, un lézard traître à son peuple et un terroriste, la série ne pouvait que bouger et elle bouge vite ! Sans temps mort, elle enchaîne les situations d'action aux révélations passionantes. Palme d'or décernée à Anna avec son paisible message de paix "We're of peace. Always", slogan qu'elle déclame avec un paisible sourire à chaque allocution télévisée pour amadouer les humains. Mais en privé, son regard se glace et ses émotions disparaissent. Femme de fer insensible et d'une cruauté incroyable, l'actrice a particulièrement été bien choisie pour le rôle. Sans être indispensable, la série se laisse regarder avec plaisir, ne fut-ce que pour les minis-intrigues qui se développent à chaque épisode, dans l'ombre du vaisseau-mère...
- Pandorum
Ah, on ne l'attendais pas celui-là, une bonne petite surprise à se mettre sous la dent, si on arrive à dépasser le premier quart d'heure. Pandorum place son potentiel dans son atmosphère mystérieuse et le dosage de ses révélations clés. Quand deux pilotes se réveillent d'hyper-sommeil, ils ne se souviennent plus de rien. L'immense vaisseau spatial dans lequel ils voyagent est cependant infesté d'humanoïdes violents et brutaux. En replacant leurs fragments de mémoires dans le bon ordre, et au fil des rencontres dérangeantes, ils arriveront enfin à comprendre qui ils sont, le but de leur voyage et l'identité de leurs prédateurs...
Classique, mais très bien raconté. Le héros principal n'est pas un Marine ou un soldat entraîné, mais juste un ingénieur décidé à remettre le vaisseau en état, tandis que l'excellent Denis Quaid incarne son supérieur, qui le guide à travers les couloirs délabrés. Si le film est en lui-même assez classique dans son déroulement, la dernière partie lève le voile sur l'horreur et on se dit finalement que le scénario est très bien foutu. Le twist final est très réussi, les personnages tantôt attachants, tantôt dérangeants au possible. Le film n'est pas très violent, et si son propos le catalogue dans le registre de l'horreur, il a d'avantage sa place en sçience-fiction pure. Pour ceux qui connaissent Event Horizon, on retrouve un peu la même ambiance, sans jamais atteindre la violence et le gore de ce dernier. Quand à la signification du titre, je vous laisse le plaisir de la découverte, car toute l'intrigue tourne autour.









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