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jaquette-assassin-s-creed-revelations-playstation-3-ps3-cover-avant-g-1320943316"Révélations", un sous-titre des plus attirant quand on connait le mystère qui entoure le voyage de Desmond Miles au sein de sa mémoire génétique. Ce quatrième opus HD nous conte la fin des aventures d'Ezio Auditore Da Firenze, mentor Assassin dans sa quête sans fin l'opposant à l'ordre des Templiers pour le contrôle du monde.

Sur les traces d'Altaïr, Ezio, âgé et méconnaissable, se rend à Masyaf, berceau de son ordre, qui se trouve déjà envahi par les Templiers venu ouvrir la mystérieuse et inviolable bibliothèque d'Altaïr. Mais cette dernière est fermée à l'aide de 5 clés qui auraient été cachées par Niccolo Polo à Constantinople... De son côté, l'esprit piégé dans l'Animus depuis la fin de Brotherhood, Desmond tente de rassembler son être, avec l'aide du Sujet 16...

A l'image du précédent Brotherhood, nous sommes lâché aux commandes dEzio dans une ville immense découpée en quartiers. Accueilli par le leader des Assassins de la ville, Yusuf, le joueur fais vite connaissance avec les nouveautés apportées par le titre.

La ville, au main des Ottomans, est également envahie lentement par les Byzantins, qui constituent maintenant deux menaces à éviter ou combattre dans le jeu. Avec un intérêt tactique néanmoins : ces deux factions ne s'apprécient pas, et il est très facile de les amener à se combattre pour faire diversion et prendre la poudre d'escampette. Placer un cadavre de façon à ce que les deux armées les découvrent, et ils s'accuseront mutuellement avant de s'entretuer.

En plus des possibilités déjà offertes dans les précédents volets, Ezio est ici initié au maniement des bombes, qui offrent également un certain avantage stratégique. Pour faire une simple diversion, aveugler les ennemis, les empoisonner à distance ou directement les tuer, les possibilités offertes sont nombreuses et très utiles. De plus, les ingrédients nécessaires à leur fabrication se trouvent un peu partout, et nous ne sommes jamais à court.

Le crochet viens également élargir les possibilités de notre assassin, en permettant de se suspendre à des tyroliennes, sauter plus haut et plus loin ou encore déstabiliser les adversaires. Très pratique, il remplace avantageusement la seconde lame secrète et fait gagner beaucoup de temps dans les déplacements, d'autant que les montures ne sont plus disponibles à Constantinople.

Assassin's Creed Revelation n'a pas volé son titre de "bac à sable" tant les quêtes annexes sont nombreuses et la majorité presque directement accessible. Le recrutement et l'entraînement des assassins est toujours aussi prenant, ainsi que les nombreux défis qui leur sont associés. Il va falloir encore une fois libérer les quartiers du joug des Templiers, faire revivre les commerces et assoir la position des assassins partout dans la ville. Petite modification quant à la restauration de l'économie de la ville, plutôt bien trouvée à  mon avis, c'est qu'à chaque fois que le joueur améliore les quartiers, il augmente également sa réputation, devenant davantage recherché par les autorités. Si il est toujours possible de soudoyer les hérault pour baisser cette réputation, ainsi que d'assassiner des émissaires, le jeu encourage le joueur à faire profil bas en cas de réputation élevée. A chaque altercation avec la garde, les probabilités qu'un repaire assassin se fasse attaquer augmentent, avec le risque de perdre le contrôle du quartier rattaché. Lors de ces attaques, il est impératif de se faufiler discètement jusqu'au repaire et d'organiser la défense à a façon d'un Tower Defense plutôt bien pensé. Le principe est de placer ses hommes et barricades en dépensant des points de motivation pour empêcher les vagues successives d'ennemis de conquérir le repaire. En as de défaite, le quartier sera à reconquérir de nouveau, d'un moyen similaire aux tour Borgia de Brotherhood. En clair, si on ne veut pas passer son temps et son énergie à défendre ses repaires, on a pour une fois tout intérêt à se la jouer discrète en cas de haute réputation.

Mais que les fanatiques de l'action se rassurent, Ezio n'a rien perdu de ses capacités et - mieux armé que jamais - est apte à envoyer des armées ad patres sans trop de mal. D'autant que les bombes peuvent faire de gros dégâts dans les rangs ennemis et que certaines séquences sont très musclées bourrée d'action (à l'image des poursuites en chariot accroché à un parachute ou à l'encedie d'un port). Paradoxalement, l'infiltration se révèle délicate à jouer mais totalement jouissive, l'impression de réellement arriver à gruger l'ennemi de façon réaliste est grisante.

Du reste, entre la recherche des 100 fragments de l'Animus, les pages perdues d'Ishak Pacha, les livres de Niccolo Polo et tous les coffres au trésor disséminés en ville, la visite de Constantinople vous prendra du temps, mais la ville est magnifique, surtout au bord de l'eau à la nuit tombée. L'impression d'être au coeur des "Mille et une nuits" est totale. La bande-son participe activement à cette immersion et s'avère très réussie.

Seulement, la profusion de choses à faire éclipse un peu la trame principale, qui - je l'avoue - n'a pas la même envergure que ses aînées. Une histoire de succession classique, la présence des Byzantins, rien d'aussi prenant que l'arc des Borgia, avec les charismatiques Cesare, Lucrezia et Rodrigo, qui représentaient les "ennemis à abattre", l'accomplissement d'une quête que le joueur avait à coeur depuis qu'il avait les commandes du jeune et naïf Auditore. "Revelation" révèle surtout la fatigue d'Ezio, son envie de raccrocher enfin et laisser tomber les lames secrètes, après une vie remplie de meurtre dans un combat sans fin. Alors oui, certains rares passages nous en apprennent davantage sur "les Anciens", Adam et Eve, sur la fameuse catastrophe de 2012 et sur les moyens de l'éviter, ces informations sont lâchées principalement à la fin, juste avant le final brutal - comme d'habitude - laissant le joueur avec encore plus de questions et quelques maigres réponses. Le suspens restera entier jusqu'à la sortie d'Assassin's Creed 3, sensé mettre un terme à la destinée de Desmond.

Plus intéressants sont les passages jouables contant des moments de vie d'Altaïr et de Maria (vue dans "Bloodlines") après la mort d'Al Mualim. 5 court chapitres s'étalant sur une vie, narrant le destin du réformateur de l'ordre, de la Pomme d'Eden et du tragique destin de sa famille. Il est sympathique de reprendre les commandes d'Altaïr, et de le voir vieillir en portant son fardeau, même si ces séquences sont encore une fois avares en révélations fracassantes.

De même, Desmond a droit, piégé dans les méandres de l'Animus, à ses séquences jouables à la première personne. En retrouvant les divers fragments d'Animus avec Ezio, le joueur débloque 5 séquences où Desmond explore dans un lieu métaphoriquement labyrinthique les fantômes de son passé. J'ai trouvé ces séquences un peu contradictoire avec la façon dont Desmond nous avait été présenté chez Abstergo dans le premier volet, mais la résolution des puzzles et la façon dont son passé nous est conté rend ces passages agréables et rafraichissants.

Côté Online, je l'ai peu exploité, mais cet aspect est détaillé à loisir sur la toile. Le peu que j'en ai vu révélait plus de modes, plus de personnalisation et une accessibilité accrue. Nul doute que des nombreuses heures y seront dépensées après l'accomplissement complet du mode Solo.

Au final, "Assassin's Creed Révélation" ne déçoit que dans le traîtement de son scénario, dont la majeure partie est anecdotique. Cependant, tous les à-côtés le rendent des plus réussi. Découvrir tous les petits secrets de Constantinoples, d'Altaïr, de la belle Sophia et d'Ezio est très prenant. Savoir aussi que cet épisode signe la fin de nos aventures avec l'assassin florentin, alors que nous l'avons connu adloescent et assité à toute sa vie, a quelque chose de triste. La balle est dans le camp d'Ubisoft, qui je l'espère nour prépare un final digne de ce nom pour cette aventure d'une - ou de plusieurs - vie(s). Une chose est certaine : la licence Assassin's Creed ne fait que s'améliorer au fil des ans.


 
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Cherche la petite bête !

Illustrations de Noémie Leman - textes de Joëlle Jonas.

Date de parution : mars 2010
ISBN : 978-2-915800-41-8
14 illustrations - 44 pages
165 par 230 cm

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