Nero, un romulanais désireux de se venger de Spock qui n'a pas su sauver sa planète de la destruction, se retrouve projeté dans le passé et détruit le vaisseau dans lequel voyageait Georges Kirk. Premier retournement de situation : James T. Kirk grandit en Iowa sans son père et devient un enfant difficile et fonce tête baissée, sans réfléchir, dans tout ce qu'il voit. Insolent, dragueur et très doué, Jim Kirk préfère les soirées dans les bars à draguer les nouvelles recrues de StarFleet que de penser s'enrôler.
De son côté sur Vulcain, Spock est la proie du racisme de son peuple, de part sa "tare" d'avoir une mère humaine. Réfrénant tout sentiment au profit de la logique pure, Spock déserte cependant l'académie Vulcaine au profit de StarFleet, où il devient un des meilleur élément.
Ayant triché à un examen impossible de StarFleet concocté par Spock, Kirk est suspendu alors qu'on apprend que Vulcain est en proie à une attaque. Il embarque alors clandestinement à bord de l'USS Enterprise avec l'aide de son ami médecin MacCoy, où, en l'absence de membres de StarFleet plus qualifiés, les cadets font office d'équipage. C'est ainsi qu'on découvre un Checkov déjà très intelligent et nerveux, une Uhura mystérieuse, énergique et amoureuse et un Sulu escrimeur. Le médecin de bord, MacCoy est d'ailleurs déjà un beau râleur...
Grâce à Kirk, l'USS Enterprise est le seul vaisseau à échapper à la destruction, mais il n'arrive pas à empêcher la destruction de la planète Vulcain, réduisant sa population à un millier d'âmes, et absorbant la planète dans un trou noir artificiel.
Les relation entre le capitaine remplacant Spok et son second Kirk sont très conflictuelles. L'un privilégiant la logique pure, l'autre l'action immédiate. A bout, Spock exile Kirk sur une planète glaciaire, où il fera la rencontre du technicien Scotty et... du Spock du futur, lui expliquant la situation, et l'encourageant à reprendre le commandement de l'Enterprise.
J'avoue avoir été voir Star Trek un peu comme ça. J'avais envie de voir un film de Science-Fiction, d'aller au cinéma et de passer une bonne soirée. Ce n'est donc pas en fan acharné que je critique ce film, mais bien en amateur un peu versé dans l'univers trekkien.
Pour avoir regardé presque tous les dix précédents films et sans avoir jamais vu un épisode d'une des série télévisée, j'avoue que je n'ai jamais pris cette Saga très au sérieux. Après avoir loupé le coche des séries télévisées, je m'étais rabattu sur les films, qui pour la plupart, étaient loin d'être des chefs-d'œuvre du cinéma. Comme dans la plupart des séries, plus ça avance et moins c'est bon. L'équipage de l'Enterprise renouvelé, c'est un peu le même constat.
Suivant la même logique que toutes les séries, Star Trek se devait aussi de sortir son épisode "préquelle" contant la jeunesse de James T. Kirk, Spock et les autres. Mais cette fois, c'est plutôt fait de manière intelligente...
Là où les autres séries sortes des suites et des préquelles classiques, Star Trek semble vouloir lancer une toute nouvelle série, plus jeune et dynamique, mais en reprenant le légendaire capitaine Kirk et toute sa clique au début de leurs aventures. Pour en arriver là, il fallait bien un retournement de situation digne de la franchise... et le pari est remporté.
Le réalisateur prend le risque de littéralement effacer tout ce qui a précédé pour repartir de zéro, sur fond de modification du passé. Difficile de faire plus tordu, mais les fans de Star Trek seront comblés. L'apparition de Léonard Nimoy en tant que seule jonction entre l'ancienne et la nouvelle époque est une réussite, même si l'idée avait déjà été reprise dans "Générations", avec le nouvel équipage de Jean-Luc Picard (Patrick Steward), et qui mettait en scène dés le début du film, la disparition de Kirk.
Mention spéciale pour l'inquiétant Zachary Quinto, interprêtant la dualité et le malaise du plus célèbre Vulcain avec brio. C'est en effet un Spock moins "déshumanisé" que dans la série originale qui nous est présenté ici. Spock est souvent en colère, en proie à la dualité émotion/logique héritée de son métissage. Il apporte tout de même le brin de cervelle qui manque au jeune boy-scout Chris Pine, beau gosse, fort et courageux typique qui tranche littéralement avec le charme vieux jeu de William Shatner. Mais tout ceci est justifié justement par la modification du passé et la perte du père du héros.Sans être un chef d'œuvre, Star Trek marque le renouveau d'une série qui peinait à se retrouver sans se trahir, le plus dur étant de maintenir une mythologie vieille de 50 ans tout en la modernisant. On repart ici sur de toutes nouvelles bases, assises solidement sur les acquis de l'ancienne génération.
On attends la suite avec impatience, du moins pour revoir Spock et Kirk se disputer les charmes de la belle Uhura.
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