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Il était une fois la fin du monde.

Il y a 50 ans, une capsule temporelle contenant des dessins d'enfants imaginant le futur, est enterrée dans une petite école, le jour de son inauguration. Parmi ces enfants ce trouve la petite Lucinda, solitaire et un peu étrange. En lieu et place d'un dessin, elle rempli sa feuille d'une suite de chiffre.

50 ans plus tard, la capsule est déterrée et chaque enveloppe est confiée à un enfant. Le jeune Caleb hérite de la feuille étrange de la petite Lucinda. Orphelin de mère depuis peu, Caleb vit avec son père, un statisticien.

D'abord amusé, celui-ci découvre horrifiée que cette suite de chiffres indique en fait les plus grosses catastophes survenues ces cinquantes dernières années, et que les trois dernières sont programmées pour les jours à venir...

Que ça soit clair dés le début : Knowing est un très bon film catastrophe qui renouvelle un peu un genre qui s'essouflait. On peut lui reprocher cependant quelques petites et moins petites choses.

La moindre étant le jeu de Nicholas Cage, acteur que j'aime beaucoup, mais qui a tendance à être de plus en plus monoexpressif, affichant toujours une tête de chien battu, certes très réussie, mais constante.
Ensuite, nous pouvons dire que le l'idée originale avait de quoi séduire, mais elle part en sucette dans la dernière partie, devenant une sauce de n'importe quoi.
Enfin, même si ils sont les meilleurs pour les films catastrophe, force est de constater que la machine américaine comporte toujours des spécificités très irritantes.

Nicholas Cage incarne un statisticien du M.I.T., partagé entre le déterminisme (chaque fait est déterminé par une cause précise) et le fait que tout n'est que hasard. Chose étrange pour ce genre de film, Cage est très cartésien, même quand il s'agit de rassurer son fils quand à l'endroit où est sa défunte mère. Lui-même ne croit ni à l'enfer ni au paradis, mais n'empêche pas son fils d'avoir sa propre version. Je me suis dis que pour une fois, la foi était enfin traîtée de façon moins dégoulinante que d'habitude. Mais j'avais tort. Car là aussi, le film surprend à tromper.

Chercher au début les prochaines catastrophes - très réussies - tiens bien en haleine durant la première moitié du film. La catastrophe aérienne tombe réellement comme on ne l'attend pas, et la scène du métro trompe également le spectateur avant de lui offrir une excellente scène très réaliste d'une catastrophe dans le métro. On assiste alors à l'impuissance du héros face aux événements, qui, bien qu'au courant de la date et du lieu, ne sait absolument rien empêcher. Les prédictions du nombre de morts, malgré ses efforts, restent désespérément invariables.

Mais pourquoi venir greffer à un scénario catastrophe emprunt d'une touche de fantastique, autant de connotations bibliques suitantes et une histoire d'extra-terrestres ?

Tombés d'on ne sait où, les extra-terrestres seraient venus il y a longtemps prévenir l'humanité (à travers certains enfants) des futurs catastrophes ainsi que de la fin du monde.

Si on cherche pendant longtemps le "lieu d'impact" de cette apocalypse, notre héros trouvera assez vite que la fin de monde rasera complètement la planète sous la forme d'une éruption solaire gigantesque (dont l'idée avait été amorcée dans la toute première partie du film par Nicholas Cage dans sa classe du M.I.T.). Dans ce constat apocalyptique et - pour une fois défaitiste car même sous terre la chaleur sera mortelle - la machine américaine ne peut s'empêcher de terminer sur un Happy End biblique qui détruit toute notion de darwinisme. A l'instar du très mauvais "Jour où la Terre s'arrêta", l'humanité est-elle détruite par la volonté divine ? Confiant dans la pureté des enfants, Dieu (ou les Anges, ces extra-terrestres blancs, lumineux et s'envolant avec des ailes diaphanes) décide d'en sauver deux, destinés à "tout recommencer" sur une nouvelle planète, auprès de l'Arbre de la Connaissance, dans un décors rappellant les origines du monde, alors que le reste de l'humanité grille sur la Terre, sans aucune façon de se protéger. Pas de bouclier énergétique envoyé en Orbite, ni - pour une fois - de missile nucléaire destiné à détourner l'explosion solaire. Prévenue trop tard, l'humanité n'a aucune chance d'échapper au "Jugement Dernier".
Rassurez-vous, comme toujours, ce sont les Etats-Unis qui grillent en premier, et les Chroniques de Riddick nous avaient appris qu'il suffisait de se mettre à l'ombre dans un garage, porte ouverte, pour ne pas succomber à la chaleur solaire et à ses milliers de degrés.

Knowing n'est pas un mauvais film en soi, loin de là, mais il dégouline de cette inspiration biblique américaine qui veut qu'on aie une foi inébranlable dans le Créateur, quel qu'il soit. Faire des extra-terrestres les nouvelles divinités est sans doute un concept né avec la génération StarGate, mais espérons qu'il ne devienne pas une habitude...


 
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Commentaires  

 
0 #1 Mi-K-L 23-09-2011 08:10
Creux, mielleux, un jeu d'acteur à la ramasse une fin pitoyable... le genre de film à mettre en cas d'insomnie (effet soporifique garanti ^^). D’ailleurs au premier visionnage je me suis endormi au milieu du film (chose qui m'arrive très très rarement). Il a fallut que ma miss de l'époque me réveille et le câlin qui a suivit ma privé de la fin ^^
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