Au hasard des détours sur la toile, on retrouve parfois quelques classiques dantesques et émouvant, surtout depuis la mort du Roi de la Pop. Ce long métrage est sorti en DVD, mais préférant les recoins ombragés d'une étagère VHS, voire d'un carton miteux. Gageons que la disparition de Michael Jackson relance la machine.
Moonwalker, le seul film de la légende vivante de la Pop, celui-là même qui a "inventé" les clips vidéos et un genre à lui tout seul. Pendant qu'ils jouaient à Neverland, Michael, Kellie, Brandon et Sean perdent la balle avec laquelle ils jouaient, rattrapé par Skiper, leur chien. Cependant, Skiper rentre dans une forêt où un traditionnel panneau indiquant "Warning Keep Out" apparaît. Qui a dit qu'un chien savait lire?
Sans y faire attention, Michael et Kellie s'engouffrent de plus belle dans la forêt et aperçoivent une araignée sur une roche. Michael appuie dessus et une porte s'ouvre. Magique. Il faut déjà être malade pour appuyer sur une grosse tarentule, mais il faut qu'on m'explique comment autant de toile d'araignées ont pu s'entasser devant la dite porte secrète alors que les méchants l'empruntent visiblement souvent.
Donc, Michaël et Kellie s'empressent d'y pénétrer afin de découvrir ce qu'il s'y trame. Les deux personnages découvrent Frankie Lideo (incarné par Joe Pesci - Mr Big dans le jeu éponyme) faisant des projets "pour conquérir le monde" (A la Minus et Cortex) avec sa drogue et ses principaux clients, les enfants. Kellie aperçoit une Tarentule sur sa main et crie, ce qui aura pour conséquence d'alarmer Frankie lideo qui envoie ses soldats à la recherche des deux intrus.
Voilà donc le point de départ de l'histoire. Et ce après une bonne quarantaine de minutes, la première partie du film étant un gigantesque clip vidéo, où se mélangent beaucoup de techniques d'animations et de chansons de Michaël, le tout assez bien scénarisé, car les situations et les chansons s'enchainent avec cohérence. On a même droit à un remake amusant du clip "Bad" joué par des enfants.
Que dire de plus... Et bien, il est incontestable qu'à cette époque, Michael était un roi de la scène et du micro. Cependant, force est de constater qu'il fut un bien piètre acteur. Il doit aligner en tout 15 phrase sur le film entier, et rien de bien philosophique (du "tout va bien" au "vous ne risquez rien les enfants"... 15 ans et quelques scandales pédophiles plus tard, rien n'est moins sûr, diront certains...), et passe son temps à fuir (ses fans déjantés, les sbires de Mr Big...). Cela dit, le tout garde un certain charme un peu onirique dans la seconde partie.
Le passage du Club 30 est tout de même mémorable, rythmé par le légendaire "Smooth Criminal", et si on ne regarde pas le film pour les talents d'acteur de Bambi, il est bon de réentendre des titres aussi réussit que "Bad", Smooth Criminal" ou "Leave Me Alone". "Smooth Criminal" La fin part tout de même un peu en citron, avec la dernière transformation de Michaël Jackson en énorme vaisseau spatial, qui rejoint les étoiles... avant de revenir sous forme humaine 3 minutes plus tard, participer à un concert... Le scénario tient certes sur un cure-dent, et encore... usagé, mais c'est une époque ou le "King of Pop" se devait d'avoir son film, et il reste la vidéo musicale la plus vendue au monde (comme quoi... le charme de la fin des années 80, je vous dis).
Il est d'autant plus dommage qu'on doive se contenter d'un VHSRip qui se désynchronise au fil du film que certaines images sont réellement jolies, et que les musiques auraient profité d'un meilleur son, à notre époque. Le DVD reste tout de même introuvable, bien que sorti en 2005. A voir pour ceux qui ne connaissent pas, à revoir pour ceux qui l'ont vu à sa sortie (1988), c'est un classique, pas inoubliable, mais frais et qui rappelle une époque riche en hits musicaux. Et vu les daubes aseptisées qui pullulent maintenant sur les ondes par centaines... un bon disque de Michaël Jackson ne peut que faire du bien!
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