Un classique du film d'horreur. Pas toujours bien maîtrisé, mais qui apporte une métaphore amusante sur la consommation de drogue.
Bryan est un adolescent sans histoire vivant avec son frère dans un appartement, et menant une douce hidylle avec sa petite amie. Jusqu'au jour où il vit une expérience étrange dans sa chambre, victime d'un petit parasite aussi vieux que le monde : Elmer.
Celui-ci lui fera goûter aux délices d'étranges et euphoriques visions en lui injectant directement dans le cerveau une substance bleue. Il n'exige qu'une seule chose en échange : que Bryan le sorte dans la rue afin qu'il puisse se repaître de sa nourriture préférée... les cerveaux humains.
Je me souviens, étant enfant, de la jaquette étrange d'Elmer au vidéoclub. Cette image d'un crâne ouvert, projettant une lumière aveuglante et de ce monstre sirotant un cerveau comme un cocktail m'avait marqué. Ce n'est que 20 ans plus tard que j'ai enfin pu le voir. Avec la disparition du support VHS, de nombreux films de cette trempe sont devenus introuvables. Je ne savais pas du tout, par contre à quoi m'attendre, à part à un film gore avec une larve dévorant des cerveaux. Et bien je me félicite de l'avoir vu plus âgé, sinon, je serais passé à côté de nombreuses facettes !
Elmer n'est au final rien d'autre qu'un film gore et déjanté sur la drogue et son accoutumance, ses dangers. Le couple de vieilles personnes du début ont essayé d'apprivoiser Elmer en le nourrissant exclusivement de cervelle animale achetée dans les boucheries, en échange de ses "bienfaits". Mais Elmer n'est pas un chiot docile et décide de trouver un autre maître en la personne de Bryan. Celui-ci, d'abord effrayé, va se laisser tenter par l'abominable créature et la laisser faire ce qu'elle veut en échange de son état second euphorique. Il va progressivement s'isoler de sa famille et de sa petite amie, s'enfermer dans ses délires, boucler sa chambre et sa salle de bain, tenir des propos incohérents... comme le ferait n'importe quel drogué.
Certaines scènes sont très amusantes, et cela tient principalement à la tête et au comportement d'Elmer, flegmatique et bonhomme. Les accessoiristes se sont en effet amusé à lui faire deux yeux bleux qui lui donnent un air gentleman, si ce n'est l'énorme rangée de dents qui trônent dans sa machoire rétractable. Un moment d'anthologie est celui où Elmer chante une petite chanson dans l'évier d'un motel sordide où Bryan s'est réfugié pour tenter de reprendre le contrôle. Le monstre le tente, essayant de faire en sorte qu'il craque et qu'il reprenne de son étrange substance en vue de le contrôler. Un autre grand moment est celui où, complètement drogué, Bryan se retrouve dans une ruelle avec une fille dégottée dans un bar. Au moment où celle-ci s'apprête à lui "faire une gâterie", Elmer se substitue à la place de son organe génital et dévore sa cervelle de l'intérieur.
Les effets spéciaux sont d'époque (1988), et sont donc assez mal fait, surtout que le métrage n'a pas bénéficié d'énormes moyens. Certaines scènes de meurtres sont grandguignolesques, le réalisateur se contentant parfois de poser sa caméra trop longtemps devant un acteur devant simuler sa douleur face à Elmer qui lui dévore la cervelle. On se demande réellement comment cela va finir, et on peut se retrouver déçu par la tournure exentrique que prend la fin du métrage.
Néanmoins, "Brain Damage" est un classique qui mérite le coup d'oeil pour les quelques scènes d'anthologie qu'il contient.
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Commentaires
La scène de la gâterie est énorme ^^
J'appel ça un bon film de serie Z ^^
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